JACQMIN SEBASTIEN

Artiste travaillant en Bretagne – France

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Mes reproductions…
  • Jeudi 9 janvier 2025

    Ce matin, dans mon lit, alors que je scrutais les sensations dans le haut de mon corps et je m’étonnais que ça soit si difficile de les ressentir, des vieux souvenirs me sont revenus à la mémoire. J’avais des souvenirs de cet assureur qui a abusé de moi. Plus précisément les jeunes des mouvements de jeunesse qu’il m’avait fait rencontrer, cette fille qui parlait fort.

    Je ne sais plus par quel chemin mon esprit à vagabondé pour m’emmener vers une révélation heureuse et lumineuse… J’ai ressenti le sens de mes dessins de maisons. J’ai compris sans doute pourquoi j’avais la sensation de m’épuiser sur ces façades plutôt que de gagner en énergie et en envie.

    Mon esprit à fait le lien entre toutes ces façades que je me force à produire en nombre et tous ces masques que j’ai pu créer et porter tout au long de ma vie depuis mon adolescence. J’ai l’impression que c’est la même énergie créatrice qui est utilisée. J’ai l’impression qu’elle me fatigue pareil, que je m’acharne à vouloir montrer une image de moi via des façades, des masques.

    Je me suis dit alors qu’il serait peut-être plus rassurant de m’occuper franchement de ce qui se trouve derrière ces façades. J’ai l’impression que c’est encore un sacré bordel ! 

    Me revenait en mémoire des états intérieurs d’insécurité, de manque de repères, des sensations d’être perdu durant  ces années où j’étais à l’ERG. 

    C’est en me voyant tellement perdu et si peu sûr de moi, si peu stable que je me disais qu’il y a vraiment un sacré bordel à l’intérieur…  

    …que de jolies façades tentent de cacher.

    J’ai toujours autant de doutes sur le choix du sujet des maisons, qui se sont imposées à moi sans trop comprendre. Aujourd’hui je comprends mieux la symbolique que je pourrai utiliser dans ces dessins et je vais découvrir si cela à une influence sur l’énergie qui se dégage du dessin et celle qui me revient. Mais je n’ai pas encore d’assurance par rapport au choix du sujet.

  • Mercredi 8 janvier 2025

    A propos des maisons : 

    Ma motivation est 

    • de pouvoir me présenter dans les magasins de créateurs et y vendre mes créations.
    • Une présence sur internet.
    • Développer un art personnel, et professionnel, explorer la voie de me contraindre à un sujet pour me trouver toujours un peu plus. La maison me fascine, c’est gros, lourd, avec une grande longévité, ça coûte cher, ça appartient à quelqu’un
    • La perspective d’être un jour un Francisco ou un jorg asselborn me tente bien. 

    Par contre, ce qui me freine c’est 

    • J’ ai l’impression que ce n’est pas une motivation saine et suffisante que de vouloir ressembler à un autre. 

    Ce qui me manque c’est de sentir que je m’envole, que je me libère, que je m’éclate, que je pars dans un délire créatif !

    Je me sens très étriqué dans le « bien faire », il faut que ça plaise, il faut que ça soit bien fait, il faut être original, il faut il faut il faut. 

    Quel processus, exercice ou autre me permettrait de me libérer ? J’aimerai partir en vrille mais je pense que ça n’est pas si facile. Délirer en restant cohérent, c’est peut-être juste beaucoup d’heures de pratique. C’est peut-être que je suis déjà tellement plus libre qu’il y a un an.. c’est peut-être que je me libère bien mais que ça prend du temps. 

    C’est peut-être qu’il n’y a pas de honte à copier ceux que j’aime bien, comprendre comment ils font. 

  • Mercredi 1er janvier

    Le nouvel an fut danse et c’était treès bien. Au champs commun on a dansé et on s’est un peu retrouvés entre amis. J’ai senti que je me suis dernièrement reculé de presque tout cercle social, je n’avais aucune facilité à échanger simplement. Je me suis surtout senti soutenu par ceux avec qui j’étais. Je sentais que les gens m’aimaient bien, qu’ils aimaient mon travail et je sentais comme un peu de fierté à me connaître. C’est agréable comme sensation même si je ne sais comment la traiter. J’ai du mal à reconnaître que je suis fier qu’ils soient fiers de moi !

    Qu’à cela ne tienne, j’ai envie de me remettre au boulot.

    Il y a deux jours, je lisais l’introduction du livre d’Itten sur le dessin et la forme. Il y ecrivait qu’on le moquait souvent parce qu’il demandait à ses étudiants des exercices physiques d’étirements et d’assouplissement matinaux, avant les travaux artistiques. Cela m’a évidemment touché, moi qui, depuis un peu moins de 20 ans, ai découvert les étirements et n’arrive pas à les intégrer durablement dans mon quotidien. 

    J’aimerais continuer ma recherche dans les maisons. Il y a sans doute moyen d’aller sur le marché des créateurs avec ce travail et ça me motive de pouvoir vendre mes travaux.

    S’inspirer sans copier

    Pour cela, j’aimerais trouver une voie, J’ai plusieurs influences,  j’aimerais lister et détailler ces dernières pour avoir un aperçu de ce qui me guide.

    D’abord il y a Francis.co, il a une grande inventivité de forme, une capacité à mélanger les matières, un vrai amusement dans les matières et les ombres, des couleurs maîtrisées et vivantes. Ses lumières peuvent être de vrais joyaux, même si les dessins les plus aboutis en la matière ont été réalisés avec photoshop.

    Il n’utilise presque pas de contour noir mais essentielement du feutre sépia pour ses contour et l’utilise également beaucoup pour des textures avec des lignes.

    Sa palette de couleurs est essentiellement, voire uniquement, chaude avec beaucoup de briques et de tuiles. Il y a des crépis écrus mais souvent réchauffés. Ses ombres sont en contreparties très froides et celle-ci crée l’équilibre visuel.

    Ensuite il y a Jörg Asselborn, un dessinateur illustrateur résidant en Allemagne.

    Je suis à chaque fois stupéfait par la puissance de ses dessins. Chaque images explose littéralement à la figure du spectateur, c’est un coup de poing visuel, une explosion qui nous sonne toujours un peu avant de reprendre nos esprits et de se délecter de la richesse des détails et de l’inventivité.

    Ces compositions sont très chargées en traits créant une richesse de détails époustouflants. C’est donc le dessin, plus que la couleur, qui me stupéfait dans son travail. Il y a de nombreuses profondeurs dans le dessin créé par des zones noires, donnant l’impression d’ombres, de trous sombres, d’ombres…

    Ensuite, c’est son inventivité qui le classe parmis les meilleurs du genre. Il mélange tant de genres, tant de matières, tant d’éléments issus de mondes différents. Il remixe le sens des objets, leurs utilisations, leur finalité. Cela crée quelque chose de très joyeux et ludique à regarder.

    Au niveau technique, il semble capable de tout dessiner, du caméléon aux véhicules en passant par les bâtiments, les végétations, les personnages, les tôles, les poulies et manivelles, les têtes de serpents… 

    Aujourd’hui je ne vois pas d’autres artistes qui m’inspirent dans cette mouvance.

    Cela me fait du bien de coucher par écrit mes ressentis face à ces dessinateurs.

    Je comprends que pour continuer, je dois aider mon esprit et mon imagination en le nourrissant d’images avant de dessiner. Il y a déjà les nombreuses photos de bâtiments que j’ai prises et classés dans mes photos, il y a aussi moyen d’utiliser google street view pour me balader dans des villages inspirant et puis sans doute internet pour trouver toutes sortes d’éléments qui m’animent.

    Il semble que je doive donc me professionnaliser à certains moments avant de commencer une œuvre en m’offrant les moyens d’enrichir ma pratique et mon imagination.

    Ensuite, il est peut être important que je cherche aussi du côté de la technique.

    Je me sens dépassé et un peu désespéré de voir la qualité d’image généré par l’IA à la requête : “montre moi une image d’une dessin à l’aquarelle d’une maison en enduit de chaux, brique et bois, faite de superpositions de plus petites maisons et de tours arrondies. Les maisons sont faites de bric et broc et les toits sont en tuiles oranges et rouges, on voit bien les gouttières qui sont un peu rouillées et tordues. Elle apparaît dans une forêt et semble un peu délabrée. Les volets se détachent et les fenêtres sont un peu cassées. il y a des planches de couleurs et d’autres sur lesquelles la peinture est partie. il y a des endroits ou le crépit de chaux se détache et laisse apparaitre des briques de terre cuite.”

    Je me demande à quoi ça sert de continuer même si je me dis qu’il y aura toujours des gens pour apprécier le travail “fait main”. Mais bientôt ce travail semblera sans-doute plus faible..?

  • Samedi 21 décembre 2024

    Nous sommes à rennes pour passer les fêtes de Noël dans un chouette appartement en plein centre. Le bémol est que je suis dans le canapé depuis ce matin avec une fièvre qui a un peu monté mais semble ne pas vouloir trop de faire sentir. Envie de dormir et léger mal de crâne. 

    Je suis en proie depuis quelques jours à un sentiment gênant, une voix qui me juge et me trouve trop bourgeois. Elle me dit que je m’enferme dans un petit confort matériel, que je fuis l’inconfort. 

    J’ai besoin de plus d’animation, de gens qui me plaisent

  • Vendredi 6 décembre.

    Il est 5h40 du matin, cela fait déjà une heure que je ne dors plus. 

    Je me sens tellement bête dans ces moments là, tellement étranger à moi même. 

    Je me sens bête de ne pas savoir pourquoi mon inconscient, cette mécanique faite de tout ce que j’ai vécu, estime qu’il est meilleur pour moi de ne pas dormir ?

    J’ai l’impression que j’ai quelque chose à comprendre et que je suis trop bête que pour capter le message. 

    Le message doit être de la plus haute importance que pour ne pas me laisser dormir. 

    Alors allons voir ce qui me passe par la tête

    Je vivrais sans doute plus sereinement mes journée si j’arrivais à partager mes émotions, mes ressentis. J’ai la désagréable impression de vivre dans un aquarium, sans possibilité de parler, de respirer ou de bouger. J’ai l’impression, durant la journée, d’être constamment en sur-tension, d’agir la plupart du temps comme un barrage pour mes émotions. J’agis ainsi comme si j’avais peur de ce qui pourrais sortir. Peur que mes émotions fasse mal, qu’elles soient mal exprimée. 

    Aujourd’hui, je retiens beaucoup. J’ai l’impression que je devrais constamment me sonder pour rentrer en contact avec mes renssentis et prendre le temps de les goûter. 

    Les journées en couple sont difficile pour moi. Je me sens enfermé dans la relation. J’ai l’impression que je ne peux pas exprimer mes désaccords, mes craintes, mes besoins. J’ai l’impression d’être en errance. L’errance de la classe moyenne qui peut se permettre de petits voyage mais qui ne sais pas quoi faire une fois à l’étranger. 

    Je dis cela mais en fait, pour ma part, je sais très bien quoi fairé, je suis équipé pour. 

    Je suis plus embêté avec Soazig. Ce que j’aime faire est une activité solitaire, je suis embêté parce que j’aimerais passer presque tout le temps à dessiner. C’est pour moi une fuite heureuse. Je suis embêté parce que je n’ai pas trouvé d’activité aussi satisfaisante avec Soazig. 

    Nous marchons beaucoup, nous rencontrons des gens, on rigole parfois mais je suis en grand manque d’intensité. J’ai l’impression que l’on essaie juste de passer le temps, or j’ai le sentiment d’avoir mieux à faire. 

    Je n’arrive pas, en dehors du dessin, a vivre les choses intensément, à e profiter de ce temps libre, de cet espace, pour me détendre, m’amuser. 

    Je n’ose pas m’avouer que je suis comme ceux que je critique, que j’aurais besoin de quads, de buggy, de programme de sports, d’activité culturelles et ludique en vacances pour m’occuper. 

    Après réflexion, Soazig à cette qualité, celle des plaisirs simples. 

    Pour ma part je n’arrive pas à m’en satisfaire pleinement. J’ai besoin de me confronter à quelque chose de concret. J’ai trouvé le dessin et je suis embêté, je me sens bête de ne m’autoriser nul autre distraction. 

    Est-ce cela qui me réveille en pleine nuit ? Le manque de quad, piscine et autre divertissement ? Le manque de cran d’imposer le dessin comme activite principale ? 

    La pression que je me met à vivre des journées parfaitement semblable à mon idéal ? Clle de ne pas réussir à exprimer mes frustrations doute et inquiétude, au risque d’alourdir l’ambiance qui devrait être parfaite pour ce séjour si rare ?

    Soazig se laisse emmener par le temps et se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. 

    Sebastien compare des qu’il s’ennuie, son présent avec son ideal et se dévalorise de ne pas y arriver. Le malheur est dans l’idéal. 

    Sebastien doit donc sans cesse s’occuper l’esprit pour ne pas trop penser à son idéal dans lequel il serait sans cesse occupé à s’amuser, à echanger, à jouer de tout. Le créateur joue de tout ce qui lui arrive. 

    J ai pourtant cette réputation. Mais je suis devenu tellement sérieux et ennuyeux. Allrs je dessine pour oublier.  

  • Jeudi 5 décembre 2024

    Dessiner me rend vivant, me connecte avec mon cœur. Cela faisait sans doute plus de 10 ans que je ne m’étais pas retrouvé quelques jours en vacances avec Soazig et sans les enfants. 

    Les journées passent et on les remplis avec un peu de visite de lieux célèbres et beaucoup d’errance et d’improvisation. C’est dans ces moments que l’on vit le mieux les rencontres. J’aimerais bien prendre plus de temps pour le dessin. Etre en amoureux c’est une chance et pouvoir dessiner en est une autre. Le mélange des deux peut me combler de joie.

  • Mercredi 4 décembre 2024

    Je suis à Marrakech, nous sommes arrivés hier, il est 7h30 du matin, j’ai très peu dormi. Le corps en alerte, impossible de le rassurer. 

    Alors, comme souvent dans ces cas là, je cherche pourquoi, je trouve plusieurs voix. 

    Une qui me parle de ce pays, de ce que j’ai vu hier soir, beaucoup de choses, beaucoup d’odeurs, de couleurs, de monde, de bruits, de sourires. J’aime ce pays, j’aime le contact si facile avec les autres. Ici ont peu être tactile, drôle, directement le contact passe, on se sourit, une blague et c’est agréable. C’est tellement naïf d’écrire cela et pourtant, dans la toute grande majorité des cas, les marocains sont des gentils, le cœur n’est jamais, jamais très loin. 

    Ça fait beaucoup, beaucoup de changements pour mon esprit si sensible. J’ai eu l’impression d’avoir gardé toutes les émotions en cocote minute. J’ai comme implose cette nuit. Les changements, de quelles sortes qu’ils soient me déstabilisent et ce, de plus en plus intensément. Je sens que mes capacités d’adaptation disparaissent comme neige au soleil. C’est très vexant et ça me fait entrevoir un esprit de plus en plus raide, de plus en plus peureux. Je me dis alors que je devrais refaire du théâtre pour remettre de l’huile dans la mécanique des émotions. 

     Le bilan n’est peut être pas à faire après une si mauvaise nuit, je devrais peut-être y réfléchir plus tard. 

    Une autre voix me parle de Ploermel.

    Tout d’abord de manière très générale, en me parlant de la ville, des travaux réalisés qui l’ont rendue jolie et propice à la flânerie. Y habiter donne envie. J’imaginais les soiree animations et marche de Noël dans les rues, au pied de la maison. Qu’est ce que ça fera de pouvoir aller se chercher un vin chaud, une délicieuse soupe ou encore une part de tartiflette en ne faisant que quelques pas à partir de chez soi ? 

    Qu’est-ce que ce fera aussi de pouvoir aller à pied aux séances de yoga ou de renforcement musculaire, de prendre son vélo pour aller faire quelques courses ou d’aller au magasin de bricolage?

    Aussi, ça me parlais du livre que j’ai feuilleté hier soir. Il parle de manipulation des masses, de cette période sombre du Covid, d’Édouard Barney et de Noam Chomsky. 

    Évidemment, avec du recul, mauvaise pioche pour un livre de vacances. Je n’avais pas prévu de lire et c’est Soazig qui a embarqué deux livres, semble-t-il un peu au hasard. 

    Ce sujet me touche énormément et j’aimerais tellement le diffuser autour de moi. Je sais que dans des conversations c’est malaisant, rarement le bienvenu, indigeste. 

    Je me disais que je pourras en faire un spectacle, un moment d’humour, d’effroi, de révélations, de prise de conscience, d’émotions. 

    Une sorte de conférence gesticulee. J’ai trouvé cette idée très bonne, j’ai imaginé un succès populaire énorme telle le spectacle « homme, femme, mode d’emploi » et puis j’ai pensé à l’association du pavé, celle de Franck Lepage et toutes ces conférences passionnante et je me dit que ça n’a jamais eu de grand succès populaire. 

    Mais qu’a cela ne tienne, la réussite de ce spectacle se situerait plutôt dans dans une expérience riche en rencontre, en aventure et en apprentissage. Un chemin qui me construirait un peu plus vers celui que j’aimerais être.

    Je ne peux néanmoins me sortir de la tête l’exemple de Juan d’Outremont, mon prof a l’erg, qui dans sa jeunesse a réalisé tant de projets artistique et éclectique mais qui, a l’âge que j’ai aujourd’hui répétait souvent quand on lui proposait des projets ou des aventures : c’est évident que c’est un beau mais comme toujours, il faut de l’énergie et je ne suis pas sûr de pouvoir la convoquer….

    C’est évidemment cela qui me vient directement à l’esprit parce que j’ai déjà plusieurs dossiers en cours : un déménagement posible à Ploermel, la construction d’une maison atypique, l’aménagement d’un nouveau gîte, des projets de dessins et peintures…

    Peut-être, de plus en plus, je devrais m’organiser et mettre des priorité dans mes envies de réalisations. Est-ce peut-être cela une vie libre ? Créer l’espace nécessaire à l’avènement de choses qui nous tiennent à cœur ?

  • Le dessin et la peinture

    Il y a en moi un dessinateur et un peintre. Je pensais que c’était deux voies différentes, deux directions opposées dans lesquelles je pourrais me retrouver écartelée.

    Ensuite, en réfléchissant et en regardant des peintures qui m’attirent, je réalise qu’il y a une grande maîtrise du dessin, de l’observation, des proportions, de la structure. Je me rends compte alors que le dessin n’est pas comme l’huile et l’eau mais plutôt comme deux aspect d’une même voie, l’art pictural

    Cette bataille entre les défenseurs du dessin et ceux du coloris commence au XVe siècle en Italie, avant de se rejouer, deux siècles plus tard, en France. Une joute finalement plus théorique qu’artistique, qui permet de comprendre comment le dessin a longtemps servi d’argument dans la longue histoire de la revalorisation philosophique de l’art et, par la même occasion, du statut de l’artiste. C’est parce qu’il sait dessiner, dit-on alors, que l’artiste n’est pas simplement doué de ses mains… mais également capable de penser..

    Dessiner revient à penser, peindre à ressentir ; Le dessin c’est l’esprit, la couleur c’est la matière

    Il s’agit plutôt de défendre une conception de l’art pictural sensualiste ou intellectualiste, de considérer que l’œuvre attire l’attention du spectateur par ses atouts expressifs ou l’élève par sa cohérence narrative.

  • Peinture procreate

    Je deviens de plus en plus rapide pour créer une peinture d’après photo mais je me lasse.

    Ça m’embête de toujours rester dans le recopiage, il y a tellement peu d’interprétation et peu d’implication personnelle. Je me lasse aussi du format numérique.

    Psychologiquement parlant je sens qu’il y a aussi un truc étrange : je suis comme déçu de l’étape « réussite ». Mais qui dit que je suis à cette étape ? Et qui dit qu’elle existe ?

    En tout cas je sens une lassitude. Le numérique c’est sur.

    Hier j’ai nettoyé mon bureau pour me remettre à l’aquarelle sur papier.

    Celle-ci n’est pas finie. La grande partie verte à droite était une route, je l’ai transformé en prairie mais n’ai pas encore fini. Ce sont les premières décisions personnelles de modifier ce qui est sur la photo.

    J’ai aussi fait quelques recherches graphiques autour de l’idée de la petite planète… C’est curieux comment j’ai toujours cette impression d’être complètement à côté de la plaque ou alors complètement à côté de ce que je ressens ou ce que je suis vraiment…

  • Peinture procreate

    Ce soir je commence au crayon digital une esquisse depuis une photo prise quelques jours plus tôt.

    La simplicité m’attire ainsi que la lumière. L’arrière plan froid qui s’oppose au chaud de l’avant plan.

    Niveau ressemblance maintenant que je les voit côte à côte c’est bluffant.

    J’ai pu garder pas mal de spontanéité dans cette peinture et toujours beaucoup de plaisir.