Il y a en moi un dessinateur et un peintre. Je pensais que c’était deux voies différentes, deux directions opposées dans lesquelles je pourrais me retrouver écartelée.
Ensuite, en réfléchissant et en regardant des peintures qui m’attirent, je réalise qu’il y a une grande maîtrise du dessin, de l’observation, des proportions, de la structure. Je me rends compte alors que le dessin n’est pas comme l’huile et l’eau mais plutôt comme deux aspect d’une même voie, l’art pictural
Cette bataille entre les défenseurs du dessin et ceux du coloris commence au XVe siècle en Italie, avant de se rejouer, deux siècles plus tard, en France. Une joute finalement plus théorique qu’artistique, qui permet de comprendre comment le dessin a longtemps servi d’argument dans la longue histoire de la revalorisation philosophique de l’art et, par la même occasion, du statut de l’artiste. C’est parce qu’il sait dessiner, dit-on alors, que l’artiste n’est pas simplement doué de ses mains… mais également capable de penser..
Dessiner revient à penser, peindre à ressentir ; Le dessin c’est l’esprit, la couleur c’est la matière
Il s’agit plutôt de défendre une conception de l’art pictural sensualiste ou intellectualiste, de considérer que l’œuvre attire l’attention du spectateur par ses atouts expressifs ou l’élève par sa cohérence narrative.
