JACQMIN SEBASTIEN

Artiste travaillant en Bretagne – France

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Mes reproductions…

Vendredi 6 décembre.

Il est 5h40 du matin, cela fait déjà une heure que je ne dors plus. 

Je me sens tellement bête dans ces moments là, tellement étranger à moi même. 

Je me sens bête de ne pas savoir pourquoi mon inconscient, cette mécanique faite de tout ce que j’ai vécu, estime qu’il est meilleur pour moi de ne pas dormir ?

J’ai l’impression que j’ai quelque chose à comprendre et que je suis trop bête que pour capter le message. 

Le message doit être de la plus haute importance que pour ne pas me laisser dormir. 

Alors allons voir ce qui me passe par la tête

Je vivrais sans doute plus sereinement mes journée si j’arrivais à partager mes émotions, mes ressentis. J’ai la désagréable impression de vivre dans un aquarium, sans possibilité de parler, de respirer ou de bouger. J’ai l’impression, durant la journée, d’être constamment en sur-tension, d’agir la plupart du temps comme un barrage pour mes émotions. J’agis ainsi comme si j’avais peur de ce qui pourrais sortir. Peur que mes émotions fasse mal, qu’elles soient mal exprimée. 

Aujourd’hui, je retiens beaucoup. J’ai l’impression que je devrais constamment me sonder pour rentrer en contact avec mes renssentis et prendre le temps de les goûter. 

Les journées en couple sont difficile pour moi. Je me sens enfermé dans la relation. J’ai l’impression que je ne peux pas exprimer mes désaccords, mes craintes, mes besoins. J’ai l’impression d’être en errance. L’errance de la classe moyenne qui peut se permettre de petits voyage mais qui ne sais pas quoi faire une fois à l’étranger. 

Je dis cela mais en fait, pour ma part, je sais très bien quoi fairé, je suis équipé pour. 

Je suis plus embêté avec Soazig. Ce que j’aime faire est une activité solitaire, je suis embêté parce que j’aimerais passer presque tout le temps à dessiner. C’est pour moi une fuite heureuse. Je suis embêté parce que je n’ai pas trouvé d’activité aussi satisfaisante avec Soazig. 

Nous marchons beaucoup, nous rencontrons des gens, on rigole parfois mais je suis en grand manque d’intensité. J’ai l’impression que l’on essaie juste de passer le temps, or j’ai le sentiment d’avoir mieux à faire. 

Je n’arrive pas, en dehors du dessin, a vivre les choses intensément, à e profiter de ce temps libre, de cet espace, pour me détendre, m’amuser. 

Je n’ose pas m’avouer que je suis comme ceux que je critique, que j’aurais besoin de quads, de buggy, de programme de sports, d’activité culturelles et ludique en vacances pour m’occuper. 

Après réflexion, Soazig à cette qualité, celle des plaisirs simples. 

Pour ma part je n’arrive pas à m’en satisfaire pleinement. J’ai besoin de me confronter à quelque chose de concret. J’ai trouvé le dessin et je suis embêté, je me sens bête de ne m’autoriser nul autre distraction. 

Est-ce cela qui me réveille en pleine nuit ? Le manque de quad, piscine et autre divertissement ? Le manque de cran d’imposer le dessin comme activite principale ? 

La pression que je me met à vivre des journées parfaitement semblable à mon idéal ? Clle de ne pas réussir à exprimer mes frustrations doute et inquiétude, au risque d’alourdir l’ambiance qui devrait être parfaite pour ce séjour si rare ?

Soazig se laisse emmener par le temps et se satisfait pleinement de ce qui lui arrive. 

Sebastien compare des qu’il s’ennuie, son présent avec son ideal et se dévalorise de ne pas y arriver. Le malheur est dans l’idéal. 

Sebastien doit donc sans cesse s’occuper l’esprit pour ne pas trop penser à son idéal dans lequel il serait sans cesse occupé à s’amuser, à echanger, à jouer de tout. Le créateur joue de tout ce qui lui arrive. 

J ai pourtant cette réputation. Mais je suis devenu tellement sérieux et ennuyeux. Allrs je dessine pour oublier.  

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